Certaines keupines l’ont peut-être déjà vu, d’autres hésitent encore, mais moi j’vous le dis, ce « flim » est un pur bijou !
Il n’est pas nouveau nouveau d’ailleurs… Comme vous l’aurez deviné, on retrouve à l’origine un manga en 3 volumes (publié chez Tonkam en France), de son titre original Tekkon Kinkreet, exécuté en 1993/94 par Taiyō Matsumoto. L’adaptation cinématographique est beaucoup plus récente : c’est le réal américain Michael Arias qui la porte à l’écran en 2007.
Et l’animation y est tout simplement excellente. C’est vrai qu’au premier abord, le design des perso peut paraître un peu abrupt, mais pour celles ou ceux que ça pourrait déranger – comme moi au départ – laissez passer 5 minutes et vous verrez comme l’univers et l’ambiance générale vous absorbent et comme l’on s’y attache à ces ptits mômes… (Shiro et ses chapeaux… cro mimi !) Et, au risque de vous aveugler de mes grandes théories philosophico-artistico-littéraires, vous remarquerez vite que ce dessin si particulier ne sert finalement qu’à illustrer un peu plus encore le dualisme omniprésent à l’histoire, car c’est bien de ça dont il s’agit ici : aux traits durs et aux visages difformes s’oppose une ville fantasmagorique et bigarrée. A l’onirisme et à l’innocence du petit Shiro (Blanc) répondent les déchaînements de violence de son grand frère Kuro (Noir). L’innocence de l’enfance se confronte sans cesse à la corruption des adultes, autant que l’espoir et le rêve se heurtent irrémédiablement au cynisme d’une société en perdition.
Amer Beton ou la folle histoire d’une jeunesse révoltée, borderline, une jeunesse tour à tour porteuse de renouveau et de mort, d’amour et de haine.
Pour un pitch plus conventionnel et davantage de détails sur le scénar > merci allociné !
Bande annonce :














